Voici
le dernier devoir que m’a donné mon Maître, car j’ai commis une faute il y a
quelques jours. J’ai dû faire des excuses en bonne et due forme pour qu’Il
consente à me parler à nouveau, et Il m’a alors annoncé qu’il enverrait des
devoirs en guise de punition.
Je
dois apprendre ces 3 articles par cœur et agir en conséquence dès qu’il lui
prendra fantaisie deprononcer l’un des numéros. Pour me donner un avant-goût,
Il m’a demandé de réciter l’article 1
dès que je décrocherai le téléphone à son appel, ce qui fut fait.
Ces ordres ont
suffi à provoquer quelques tensions et écoulement dans la région inférieure de
mon anatomie, et à faire vagabonder mon imagination dans la partie supérieure….en attendant notre sortie de demain.
Charte de la levrette
1 Je prends la
position, offrant ma croupe à mon Maitre et cambrant mes reins.
2 Je vais et je
viens et fais entendre à mon Maitre la satisfaction d’ être ainsi emplie.
3 Je remercie mon Maitre à chaque coup de martinet et
j’ accélère le rythme de mes ondulations.
Quelques images des beaux moments passés ensemble, parce que quelquefois, les images parlent mieux que les mots....
Et de cette belle après-midi, je retiens aussi l'étonnement rieur
du Maître devant sa soumise qui, après quelques délicieux exercices apéritifs,
dévore avec appétit son assiette de spaghetti bolognaise et demande à être
resservie deux fois, mange dans la foulée le dernier pancake au sucre, et un
fondant au chocolat : « Mais tu es un ogre ! Comment est-ce
qu’ un bout’chou comme toi peut manger autant ? »
Ben oui, moi,
quand j’ai faim, j’ai faim ! Et l’exercice, ça creuse….J
Ce
sont une journée et une nuit très chargée qui nous attendent….Nous nous
retrouvons à « notre » appartement pour un déjeuner rapide, puis
partons pour Paris à moto, non sans que mon Maître n’ait refermé mon collier
autour de mon cou... Il fait beau en ce premier samedi de vacances pour moi, et
c’est une chance, considérant le temps épouvantable qu’il va faire dans la
quinzaine suivante. Bien abritée du vent de la course, derrière mon Maître
bien-aimé, je profite de cette belle balade, la première depuis une éternité….
La
première partie du programme consiste censément en un « atelier shopping »
d’un genre un peu particulier, sous la houlette de notre ange préféré, Jacques
V.* : il s’agit de faire quelques boutiques parisiennes orientées SM
fétichiste autour de la ligne 9. Rendez-vous nous est donné près de la Boutique
Démonia . Nous arrivons en retard, car si la circulation est fluide, les
nombreux sens interdits ont eu raison du GPS de l’Iphone, qui en perd son
latin. Nous retrouvons Jacques V, qui nous informe qu’au vu du petit nombre de
participants à l’atelier, ils vont plutôt continuer la visite dans un bar du
coin, et que nous n’avons qu’à visiter Démonia avant de les rejoindre. Je n’ai
vu la boutique que sur internet, et j’ai hâte d’entrer dans ce haut lieu du SM,
dans lequel mon Maître a fait des repérages la semaine précédente. Je ne suis
pas déçue tant le choix est vaste : vêtements de cuir, de latex ou de
vinyl, fouets et martinets, accessoires aussi divers que variés…on ne sait où
poser les yeux….J’ai enlevé ma parka pour quelques essayages, et je ne ressens
aucune gêne en un tel endroit à exhiber fièrement mon collier. Nous ne nous
attardons pas, pressés de rejoindre le petit groupe, et reprenons la moto.
A
peine arrivés, nous cherchons un guichet où retirer un peu de liquide. Il fait
chaud et j’ouvre ma parka… J’ai presque oublié mon collier, et finalement je
suis très fière de le porter en public : je ne fais plus aucun effort pour
le dissimuler.
Selon
le mot de mon Maître, l’atelier-shopping devient un atelier-chopine ! Nous
sommes rejoints par K, jeune femme aux formes généreuses, dotée de magnifiques
yeux bleus dans un joli visage. Elle arrive de La Rochelle, pour une première soirée
SM-fétichiste et s’ébaudit de se trouver dans une ville où l’on est si libre
que le port du collier y est autorisé…A la terrasse, comme la conversation vient
sur les martinets, Jacques et mon Maître ne résistent pas à l’envie d’exhiber leurs
jouets sous l’œil stupéfait de deux dames d’un certain âge qui nous regardent à
travers la vitre du café.
Il
est encore tôt mais nous décidons de nous rendre près de la péniche où doit se
dérouler notre soirée. Les uns partent en métro, les autres en voiture, et nous
reprenons la moto pour une belle traversée de Paris…Arrivés dans un nouveau
café au bord de la Seine, nous repérons tout de suite un très beau couple, dont
la tenue nous dit qu’ils ont l’intention de passer la soirée au même endroit
que nous. Echange de sourires entendus…mais il fait un peu frais pour que nous
restions à l’extérieur et nous entrons pour attendre les autres, qui ne tardent
pas à arriver en ordre dispersé…L’ange qui a repéré le jeune couple de la
terrasse va tout de suite les aborder et les ramène. Nous apprenons que le
jeune homme fait partie d’un duo de shibaristes qui doit tenir un stand sur la
péniche. Nous sommes rejoints par d’autres participants et la conversation s’engage.
L’un des nouveaux arrivés sort de son sac d’autres martinets de sa fabrication,
ce qui occasionne une nouvelle exposition, dont la vue plonge le serveur en
apnée… Jacques me glisse qu’il y a longtemps qu’il ne m’a pas fouettée, je lui
dis de négocier avec mon Maître, j’aime cette complicité partagée entre nous
trois… Mon Maître sera fier de pouvoir répondre à un nouvel arrivant qui demande en me regardant :
« A qui appartient ce beau collier ? » que c’est à Lui….Mais l’heure
passe vite, et il est temps pour les dames d’aller se changer. Nous prenons d’assaut
les toilettes du café. K se révèle être une domina novice, très inquiète à l’idée
que l’on puisse la prendre pour une soumise. Je la rassure sur sa tenue :
jupe de sirène en vinyl, haut rouge, chaussures à hauts talons, et enfile la
mienne : corset de vinyl pourpre à galon noir, minijupe en satin, et
escarpins à plateforme que j’étrenne pour l’occasion. Je n’ai pas ôté mon
collier, qui comme je le prévoyais, va très bien avec mon corset. Je suis plutôt
contente de ma tenue et je dois être méconnaissable, car lorsque j’émerge du
sous-sol, le serveur me salue d’un « Bonjour Madame ! » comme s’il
ne m’avait pas encore vue…
Nous
nous dirigeons en groupe vers la péniche amarrée en contrebas ; tout le monde
est un peu surexcité, et il y a une queue déjà impressionnante qui attend de
pouvoir embarquer.
Mais
l’entrée nous est refusée ! J’ai mal lu l’invitation, qui exigeait que le
bas de la tenue soit obligatoirement en vinyl, latex ou cuir, et je n’ai que
mon corset. Le Cerbère de la Porte est bien gentil mais inflexible, je commence
à être très angoissée à l’idée que nous soyons obligés de renoncer par ma faute
à cette soirée que nous attendions avec tant d’impatience… Je demande à Jacques
d’intercéder, mais rien n’y fait…Fort heureusement le salut nous vient de Vic
(rencontré au pique-nique de l’été dernier, puis aux Goûters), qui appartient
au staff, et que Jacques est allé quérir : il me fait tout bonnement
retirer ma jupe : je me promènerai en string les fesses à l’air toute la
soirée ! La punition me semble bien
légère en regard de ce qui se serait passé si nous n’avions pu entrer… Le Cerbère se console en disant que je suis en cuir naturel ; j'ajoute qu'il ne saurait tarder à être bien tanné....Une
autre invitée connaît la même mésaventure, je ne saurai pas comment elle s’en
est tirée…Cependant, dans la nuit, je ne manquerais pas de faire remarquer au Cerbère que le dress code semble se relâcher, car nous croiserons nombre de
participants dont le bas n’est pas règlementaire…
Dans
la foule, nous avons retrouvé notre amie F, accompagnée de B, un maître dont
elle a fait la connaissance il y a quelques mois.
Il faut faire la queue pour déposer nos
manteaux au vestiaire, puis à un autre endroit pour déposer nos sacs e t
prendre des billets pour les boissons. Mon Maître ne prend que ses martinets et
ma laisse.
A peine les passagers embarqués, la croisière commence…. Le buffet proposé est
simple mais copieux. A genoux sur une
banquette, j’admire Paris by night, la Tour Eiffel illuminée m’arrache des
exclamations joyeuses tandis que mon Maître me flagelle et me caresse, oh cette
sensation toujours si excitante de ses mains si douces et si fermes sur moi…plus excitante encore dans ce cadre inhabituel... Il s'amuse, quant à lui, de voir la brigade fluviale naviguer à côté de nous (que se passerait-il s'ils voulaient monter à bord ?) et des bateaux-mouches que nous croisons, et dont les passagers nous font des signes, sans voir forcément ce qui se passe à bord.... Le
spectacle est aussi dans la salle, et nous avons l’impression d’être dans un
autre monde…
Nous
verrons ce soir-là une soumise/chatte en cape de fourrure et gants-pattes qui
marchera à 4 pattes toute la nuit (rien que la pensée de l’usure des bas
m’empêcherait de profiter de la situation, mais je découvrirais plus tard que c’est
une créatrice d’accessoires pour petgirls
ou petboys[1], et qu’elle
porte probablement des sortes de « pattes arrière » qui protègent ses
genoux) . Il y a aussi un viking quasiment en armure, et une sorte de géant en
armure de cyber-fille avec seins à pointe, lesquelles sont juste à la hauteur
de mes yeux quand je passe devant lui, ce qui n’est pas très rassurant. Philippe
de Beaumond offre de belles démonstrations de shibari en suspension, dont je ferais bien l’expérience,
et notre duo de tout à l’heure montrent
sa maîtrise du shibari. Il y a vraiment de tout : punks, exhibitionnistes, fétichistes…Ici, un
fétichiste des pieds propose des massages, là une jeune femme en minijupe de
latex rouge danse sur une table basse, les mains au plafond, ondulant du bassin
avec une sensualité ravageuse, visiblement heureuse de l’effet produit … Quand
un autre participant l’attirera sur la piste de danse, ils ne parviendront pas
à s’accorder et curieusement sa danse perdra toute sa grâce. A plusieurs
reprises également, Jacques fera des
démonstrations de flagellation aux martinets….On ne sait vraiment plus où
donner de la tête….
Nous
croisons et recroisons K, un peu déçue de ne pas trouver soumise à son pied. Elle
essaie les martinets du Maître sur un de nos autres amis de la before, mais ne
se sent pas très à l’aise…
Nous
retrouvons F et B sur la banquette, et B montre à mon Maître ses « instruments
de torture », que celui-ci n’a de cesse d’essayer sur moi, notamment une
sorte d'ongle à deux pointes et une roulette à picots qui me fait frissonner de plaisir.
De
là, où nous sommes, nous voyons KT fouetter puis sodomiser avec un
gode-ceinture un soumis rencontré à la before tandis qu’un peu plus loin, F
exerce son art sur un autre, ce qui me donnera également l’occasion de la voir
réaliser ce que je sais être un peu sa spécialité, un fist-fucking….Dans les deux
cas, c’est plutôt impressionnant, je ne me sens pas du tout prête encore à essayer
cela…
Comme
Jacques cherche une volontaire pour une séance de martinet, je me propose sous
réserves de l’accord de mon Maître. Il le donne mais s’inquiète un peu car depuis
le début de la soirée, il n’a quasiment pas cessé de me flageller. Le spectacle
plait, et l’on fait cercle autour de
nous. J’apprécie toujours autant la maîtrise de l’ange, qui s’inquiète de
tremblement de mes genoux, et le contact à la fois doux et cinglant de ses
lanières rouges et noires. Je le rassure, c’est seulement le fait d’être restée
toute la soirée sur des talons de 12 cm : dès que j’enlève mes chaussures,
cela s’arrête…
Au cours de la soirée, j'aurais également l'occasion de présenter Lisa**, en uniforme marin de fantaisie de vinyl bleu et rouge (fabrication maison ? Je la sais habile de ses doigts) à mon Maître, depuis le temps que je le souhaitais...Mais le lieu n'est pas idéal, et je sens tout de même une certaine froideur de part et d'autre...J'aimerais pourtant tellement qu'ils apprennent à se connaître et à s'apprécier, ces deux-là ! Car ils ont à mon avis plus de points communs qu'ils ne le pensent....et notamment un caractère plutôt franc et entier !
Au
bout de la nuit nous retournons au studio, et pour la première fois, nous
allons terminer la soirée en faisant l’amour avant que je ne m’endorme dans les
Ses bras et me réveille de même. Au matin, nous ne résisterons pas à l’envie de
nous donner du plaisir avant le petit
déjeuner, et j’aurais la joie de
l’entendre s’écrier « je vais jouir » avant de le sentir jaillir en
moi. Puis , avec une tendre attention,
il fera pour notre petit déjeuner de délicieux pancakes.
Oh
mon Maître, c’est si dur de nous séparer tout de même et de reprendre pied dans
la réalité…Tes mains me manqueront toute la journée, je suis encore affamée de
tes caresses…
Après l’épisode
de la boulangerie, nous voici de retour à l’appartement. En attendant mon
arrivée tout à l’heure, mon Maître a veillé à la décoration et joliment exposé
nos jouets, notamment cordes et martinets.
Nous sommes
ravis de nous retrouver tous les quatre après tout ce temps, même si nous n’avons
cessé d’échanger des nouvelles régulièrement.
Une coupe de
champagne pour fêter nos retrouvailles me met rapidement d’encore meilleure
humeur, et je bavarde sans contrainte…Le temps passe vite tandis que nous
déjeunons : petites verrines (pas faites maison), rôti de porc froid à la
moutarde, et de délicieux fondants au chocolat faits par le chef, qui ne laisse
à personne le soin d’œuvrer à la cuisine… Nous nous régalons, mon Maître bien
aimé arriverait encore à me tenir par les papilles s’il n’avait d’autres moyens
encore plus convaincants de m’attacher à Lui J.
Nous nous
demandions comment passer à la phase câlins mais après le déjeuner, tout se
fait naturellement : M commence à me caresser doucement, mon Maître
caresse S, nous nous tenons tous quatre embrassés et les mains s’égarent….Je
retrouve la douceur que j’avais apprécié chez tous deux…M me dira ensuite qu’il
a aimé retrouver ma peau comme il se la rappelait. Avec S, nous passons
naturellement aux caresses, alors que je n’en étais qu’au début de mes
expériences bi la dernière fois que nous nous étions vus…. Je mesure mes
progrès, je ne suis plus la petite soumise maladroite et embarrassée que j’étais.
Nous nous mélangeons, nous échangeons joyeusement : le chant de S m’excite
tandis que mon Maître la caresse, puis la prend. M en fait autant avec moi, les gémissements s’amplifient
et se mêlent….
Après
un moment de repos emmêlés les uns aux autres, nous reprenons nos jeux mais
chacun avec son ou sa partenaire…M prend plaisir à tenir ma laisse et à la tendre
doucement tandis que mon Maître me prend en levrette. J’aime ce moment où je me
sens très soumise. Puis mon Maître pousse doucement ma tête vers S et je la lèche tandis que M la caresse. Je sens le regard de mon
Maître sur moi comme une autre caresse, sur nous, je sais qu’il aime le
spectacle que nous offrons.
Le
temps passe trop vite , et nos amis doivent déjà partir… Mon Maître les ramène
à la station de métro tandis que je fais un peu de rangement.
Nous
finirons l’après-midi et la soirée tous les deux, de belles et sensuelles retrouvailles
qui nous sont toujours nécessaires après de beaux moments comme nous les avons
vécus ce jour-là….
Merci à vous deux, M et S, de ces heures charmantes... C'est promis, nous n'attendrons plus si longtemps pour nous revoir J